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04/02/2010

QUELQUES SALAIRE EN 1793-94

"Le Conseil général de la commune assemblé est d'avis, d'aprés l'invitation des administrateurs du Directoire du district du Coiron, que le maximum du prix revenant aux meuniers pour leurs droits de moudre sera :

     1_pour le quintal poids de marc du bled froment à 12 sols,

     2_pour le quintal poids de marc du bled métteil à 10 sols,

     3_pour le quintal poids demarc de seigle de 1ere qualité à 8 sols 6 deniers,

     4_pour le quintal poids de marc de l'orge à 8 sols,

     5_pour le quintal poids de marc du bled de Turquie à 6 sols 8 deniers,

     6_pourr le quintal poids de marc du bled sarrazin ou bled noir à 6 sols,

     7_pour le quintal poids de marc de l'avoine à 12 sols."

Le maximum des salaires fut fixé à Royas par la municipalité le 28 juin 1794. On y trouve trés détaillé le niveau des salaires selon la nature du travail réalisé, le moment de l'année, le sexe de l'employé ou la qualité du travail demandé. (Arrêté Municipal Délibération Royas)

"Dans le mois de frimaire, nivose et pluviose pour journalier mâle, une livre sept sols;

Dans les mois de ventose et germinal pour idem 1 livre 10 sols;

dans les mois de floréal, prairial, messidor et thermidor 1 livre 16 sols;

dans les mois defructidor, vendémiaire et brumaire 1 livre 10 sols.

     _pour les ouvriers employés à couper et battre les bleds, ramasser la feuille de mûrier, tailler les arbres, pour le charroi des gerbes et cornues de vendanges et autres travaux forcés, 2 livres 5 sols;

      _pour les maçons, menuisiers, charpentiers pour les six premiers mois 2 livres 5 sols;

      _pour les six derniers mois 2 livres 14 sols;

      _pour les journées de femmes pour laver la lessive et autres journées : en été 15 sols, en hiver 10 sols;

      _pour les fileuses de la soie, 18 sols;

      _pour les tourneuses, 12 sols;

      _pour les journées de boeufs, 9 livres 5 sols;

      _pour les journées d'un cheval, 5 livres 10 sols, lorsqu'il yen aura deux ou plusieurs 4 livres 10 sols chacun;

      _pour la façon des toiles de première qualité 18 sols l'aune;

      _pour idem de seconde qualité 15 sols l'aune;

      _pour idem de troisième qualité 12 sols;

      _pour idem de quatrième qualité 10 sols;

      _pour la façon des étoffes en laine croisée et autres neuf sols l'aune;

      _pour le non croisé sept sols six deniers."

Une surveillance étroite fut exercée pour éviter les fraudes, mais les contrevenans furent peu réprimés alors que des sanctions sévères étaient prévues par la loi. Le citoyen Pierre Motinau, vendeur de vin à Royas, fut accusé par le comité de surveillance local d'avoir vendu le vin au-dessus du maximum prenant pour prétexte qu'il ne vendait que du vin étranger et en bouteilles bouchées. En fait, la municipalité décida que "le dit Motinau serait censuré pour cette fois seulement, attendu que la municipalité a reconnu que c'est par erreur que le dit Motinau a vendu le dit vin au-dessus du maximum et lui fait défense à l'avenir de vendre quelque denrée que ce soit au-dessus de ce que la loi accorde"

L'efficacité des mesures prises fut douteuse. Peu de produits furent amenés sur les marchés, les détenteurs de denrées préférant le marché noir plus lucratif. A Saint Laurent le prix du blé put être contenu à un niveau relativement bas, mais on ne put en trouver que difficilement, semble-t-il (Délibération du 23 10 1793)

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