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05/07/2012

Abbaye clunisienne de Baume-les-Messieurs

 

Bref historique.

Notre association étant membre de la Fédération des Sites Clunisiens, il était évident qu'au cours de mon périple dans le Jura, je rende visite au site de Baume-les Messieurs.

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Ce petit village de près de 200 habitants, est niché dans une splendide "reculée", terminée par un réseau de grottes et une cascade spectaculaire, source-résurgence de la Seille. Au centre de l'agglomération, dont les constructions ont conservé une unité architecturale exemplaire, se dresse l'abbaye, qui doit son aspect actuel aux embellissements effectués au cours des siècles par plusieurs abbés qui se sont succédés à sa direction.P1020398.JPG

C'est de ce lieu que BERNON, abbé de Cigny et de Baume, accompagné de 6 des 12 moines que comptait l'abbaye, partit pour fonder Cluny en 909, à la demande de Guillaume II d'Aquitaine et comte de Macon. Grâce à l'empereur germanique Frédéric Barberousse, qui épouse l'héritière du comte de Bourgogne, l'abbaye de Baume devient autonome en 1157 et le reste jusqu'en 1186, d'où son appellation d'abbaye impériale.

Tout au long du XI° siècle, Baume va prospérer et s'agrandir pour accueillir une communauté monastique de plus en plus importante. Tout celà, en gardant une certaine indépendance vis à vis de Cluny.

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En 1759, Baume-les-Moines est sécularisée et prend le nom de Baume-les-Messieurs.

En 1790, les derniers moines quittent l'abbaye.

En 1793, les biens de l'abbaye sont dispersés au cours d'une vente aux enchères.

Vendue comme bien national, elle est aujourd'hui, la propriété d'une quinzaine de propriétaires, dont le Conseil Général du Jura.

 Les bâtiments

Le logis de l'abbé, le donjon, la cour de justice, l'hôtellerie et l'église donnaient dans la cour abbatiale, à laquelle on accède par un passage voûté. Dans le passage reliant l'ancien cloître à la première cour, un ancien cellier du XIII° siècle a été transformé en chapelle. La cour du cloître, dont le centre est occupé par une fontaine, donnait accès au réfectoire et au dortoir des moines.

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Une autre cour est entourée des bâtiments abritant les logements des "nobles chanoines".P1020424.JPG

L'église dont la façade du XV° siècle, possède un portail dont le trumeau est décoré par une sculpture de Dieu bénissant. Les niches latérales abritent des anges soufflant dans des trompes. La nef a 71 mètres. Elle est dallée de pierres tombales. Un magnifique retable du XVI° siècle, "la Passion du Christ" (école anversoise), donné en 1525, à l'abbé Guillaume Poupet par la ville de Gand, constitue une partie du trésor de cette église.

R.S.

Commentaires

Cela donne envie de partir dans le Jura, le côté histoire est très intéressant.

Écrit par : cabaud colette | 05/07/2012

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